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Vie familiale

Retour au travail et place en garderie

Deux calendriers à faire coïncider — celui de vos prestations et celui de la place en service de garde — et les décisions qui se prennent tôt.

Mis à jour le 23 août 2026

La question revient bien avant le retour lui-même : quand est-ce que je reprends, et qui gardera l'enfant ce jour-là ?

Elle est difficile parce qu'elle met en jeu deux calendriers qui n'avancent pas au même rythme, et dont un seul dépend de vous. Ce guide sert à les regarder ensemble, assez tôt pour que les décisions restent des décisions.

Deux calendriers, une seule date

Le premier calendrier est celui de vos prestations. Le Régime québécois d'assurance parentale propose deux régimes : l'un étale les prestations sur plus longtemps à un taux plus bas, l'autre les concentre sur moins de temps à un taux plus élevé. Le choix se fait une fois, il engage les deux parents, et il ne se modifie pas — c'est le premier des deux qui reçoit une prestation qui le fixe pour l'autre.

Le second calendrier est celui de la place en service de garde. Celui-là ne vous appartient pas : il dépend des places qui se libèrent près de chez vous, et il ne s'aligne pas sur la fin de vos prestations.

La date de retour est le point où ces deux calendriers se rejoignent. C'est en général le second qui la commande.

Ce qui se décide tôt

  • Le choix du régime de prestations, parce qu'il est définitif et qu'il lie l'autre parent
  • La date d'entrée souhaitée en service de garde, parce que c'est elle qui oriente l'attribution des places
  • L'inscription au portail, qui ne peut se faire qu'une fois l'enfant né
  • Le préavis à l'employeur, à donner au moins trois semaines avant le début du congé
  • Un plan B assumé : la place peut arriver plus tard que la fin des prestations

Le portail d'inscription ne fonctionne pas comme on le croit

L'inscription aux services de garde subventionnés passe par un portail unique du gouvernement du Québec, celui qu'on appelait La Place 0-5. Deux choses y surprennent souvent.

D'abord, on ne peut pas inscrire un enfant à naître : le portail n'accepte que les enfants déjà nés ou nouvellement adoptés. S'inscrire pendant la grossesse pour « prendre son rang » n'est pas possible.

Ensuite, ce n'est pas une file d'attente au premier arrivé. L'attribution s'appuie sur la date d'entrée souhaitée que vous indiquez. Cette date n'est donc pas un détail du formulaire : c'est le principal levier dont vous disposez, et elle mérite d'être choisie en connaissance de cause plutôt qu'au jugé.

Ce que votre employeur doit savoir, et ce qu'il vous doit

Le congé se prend en prévenant : un préavis d'au moins trois semaines avant le début, indiquant la date de départ et la date de retour prévue. Selon le congé, ce préavis peut être verbal ou doit être écrit — l'écrit reste plus sûr dans tous les cas, parce qu'il fixe les deux dates noir sur blanc. Si vous décidez de rentrer plus tôt que la date annoncée, il faut cette fois un nouveau préavis écrit, lui aussi trois semaines à l'avance : c'est ce qui permet à l'employeur de réorganiser le travail.

En retour, la loi vous protège : au terme du congé, l'employeur doit vous réintégrer dans votre poste habituel, avec le salaire et les avantages auxquels vous auriez eu droit si vous étiez resté au travail.

Un point mérite attention : ne pas se présenter à la date prévue peut être interprété comme une démission. Si votre place en garderie tombe à l'eau ou arrive plus tard, la conversation avec l'employeur se tient avant la date, pas après.

Ce que vous pouvez faire dans BebeInc

Notez la date d'entrée que vous avez indiquée au portail et la date de fin de vos prestations au même endroit. Vues côte à côte, elles montrent immédiatement s'il y a un écart à combler — et combien de semaines il vous reste pour le combler.

Notez aussi la date à laquelle le préavis doit partir, pas seulement celle du retour. C'est le rendez-vous qu'on oublie, parce qu'il n'est inscrit nulle part ailleurs.

Sources